AOC de supermarchés

Un certain nombre de blogs et autres sites alternatifs nous livrent une foison de sujets intéressants sur les dérives de l'Union européenne face aux AOC et autres labels connus et reconnus. Certains de ces articles sont hypothétiques ou tendancieux, mais ils interpellent. Qu'en est-il chez nous ?

Ce qui est sûr, c'est que la qualité a un prix !

L'huile d'olive Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient "conformes" à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive. 

Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC "Huile de Provence", de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des photos de paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme "huile de Provence-Côte d'azur". 

Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur.

La moutarde de Dijon Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du… Canada ! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les graines utilisées dans la préparation de la fameuse pâte ne viennent pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.